Publié le samedi 28 mars 2009

Réflexions du fauteuil : la petite revue de la semaine du 22 mars 2009

28 03 2009

Je débute cette revue avec la citation de la semaine. Elle résume en quelques mots ce que j’essaie de dire sur la présence du Bloc québécois à Ottawa depuis que j’écris sur ce blogue. Elle est de Joseph Facal, un souverainiste convaincu comme on le sait. Il l’a dit pendant l’émission Bazzo.tv à Télé-Québec jeudi. Il était question de Michael Ignatieff et du fait que sa présence ne devrait pas améliorer de beaucoup la performance des Libéraux au Québec. Voici la citation : «…je crois que le Bloc va poursuivre son étrange destin. Voici donc un parti éphémère qui après 18 ans va probablement remporter une sixième élection et qui en ce sens sera parfaitement révélateur de ce que j’appelle le drame politique du Québec. Nous sommes un peuple qui n’a ni le courage de faire la souveraineté, ni le courage de s’investir pleinement dans la politique canadienne. Donc nous sommes assis entre deux chaises…» Voilà pourquoi je suis contre l’existence du Bloc aujourd’hui. Notre impuissance me révolte. Ça me donne envie de citer René Lévesque à contrario : « Nous sommes peut-être quelque chose comme un petit peuple» qui vivotera sur le chemin de l’histoire jusqu’à ce qu’il ne devienne plus qu’un petit point négligeable sur la ligne d’horizon.

Le bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) a publié son étude sur la reconstruction de l’échangeur Turcot. Les travaux en PPP dureront 7 ans et coûteront 1,5 milliard. L’étude qui a duré deux ans n’a pas tenu compte des demandes de révision de la ville de Montréal, des écologistes et de la coalition des groupes sociocommunautaires du Sud-ouest où est situé l’échangeur. Ce n’est pas surprenant. Les hauts fonctionnaires du BAPE et du ministère de transports qui vivent à Québec ne comprennent pas les besoins de Montréal comme on l’a vu dans le projet de rénovation de la rue Notre-Dame qui tarde à se réaliser depuis 20 ans parce que Montréal et Québec ne s’entendent pas sur sa finalité. Moi, ce qui me jette par terre, c’est qu’on s’apprête à reconstruire le plus grand échangeur routier de la métropole pour les cinquante prochaines années sans qu’il y ait un plan de gestion global du transport dans la ville. D’ailleurs, il n’est pas question de transport en commun dans l’étude du BAPE. Mais oubliez ce que je viens de dire. S’il fallait en plus faire une étude d’intégration avec le transport en commun et élaborer un plan qui fasse l’unanimité, l’échangeur Turcot s’effondrerait avant que nous ayons pris les décisions qui s’imposent.

 

L’échangeur Turcot a été inauguré en 1967, deux ans avant que l’homme marche sur la lune. Pour les automobilistes de l’époque, c’était une réalisation aussi grandiose. Dire qu’on a déjà trouvé ça beau! Vive le progrès. (Photo David Boily La Presse)

Le Canadien de Montréal pourrait être vendu. La rumeur a couru une bonne partie de la semaine et permis aux 25,000 journalistes sportifs du Québec de gagner honnêtement leur vie en remplissant des pages et des pages et des heures et des heures d’émissions de radio et de télé de prédictions. George Gillett a mandaté plusieurs firmes pour l’aider à restructurer ses entreprises et ses dettes. Quelle bonne idée! Si le Canadien est vendu, le nouveau propriétaire voudra sans doute renouveler l’équipe à commencer par le directeur général qui malgré qu’il soit très sympathique et marmonne le français très correctement, n’a pas été capable de faire évoluer l’équipe depuis qu’il est en poste. Ça tombe bien, une fois qu’il sera parti, le poste d’entraîneur se retrouvera automatiquement libre.  Comme il n’y aura plus personne pour les retenir, les 11 joueurs qui deviendront agents libres sans compensation à la fin de la saison pourront nous débarrasser de leur inutilité pour faire de la place à un ou deux grands joueurs qui coûtent cher et à des jeunes qui, peu importe leur inexpérience, ne pourront pas faire pire que ceux qui sont partis. Merci d’avance mononcle George.

Jean Charest s’est pointé dans une garderie pleine dimanche dernier (les membres du Parti libéral font aussi des enfants on dirait) pour annoncer que l’augmentation des crédits d’impôt pour les frais de garde fera en sorte que « le Québec demeure le paradis des familles ». C’est drôle, mais ce n’est pas l’impression que j’ai quand je vois les jeunes parents freaker quand vient le temps de trouver une garderie après leur congé parental. C’est bien beau le crédit d’impôt, mais pour en profiter, il fait avoir une place au paradis de la garderie. Le premier ministre s’est fait rassurant en réitérant son engagement d’ouvrir 18,000 nouvelles places à 7 $ d’ici l’automne 2010. Même en supposant qu’il le fasse, ce dont je doute à cause des problèmes budgétaires du gouvernement en temps de crise, on sait d’avance que ça ne sera sans doute pas suffisant. Et bien des parents seront condamnés à courir comme des hamsters dans leur roue à la recherche d’une place avec la conviction que leur gouvernement est toujours en retard d’une promesse pour améliorer leur situation.

 

Au Québec, le nombre de faillites personnelles a augmenté de 12 % en janvier comparativement à l’an dernier. Quand on se compare, on se console. C’est 20,3 % en Ontario, 48,5 % en Colombie-Britannique et 54,7 % en Alberta. L’effet des 50,000 pertes d’emplois au Québec seulement se fait durement sentir. Faire faillite est le meilleur moyen pour se remettre à flot quand on est noyé par ses dettes. Pourtant, beaucoup hésitent parce qu’ils éprouvent de la honte à admettre qu’ils n’ont pas su gérer leurs finances correctement. Si les plus grandes banques du monde n’ont pas été capables d’éviter la faillite sans l’aide massive des gouvernements malgré leurs centaines de spécialistes qui n’ont rien vu venir, je ne vois pas pourquoi monsieur madame Tout-le-Monde devrait de sentir mal de se retrouver dans la même situation. La seule différence, c’est qu’aucun d’entre nous ne peut aller frapper à la porte de son député pour lui demander de lui prêter une couple de mille pour le sortir de la dèche. Pensez-y.

Le nouveau CHUM ne sera pas inauguré avant 2018. Si tout va bien! Et comme rien ne va bien dans ce projet où les retards et les imprévus s’accumulent à un rythme exponentiel, je prédis sans avoir peur de me tromper qu’il n’ouvrira pas ses portes avant 2025. D’ici là, il y aura 4 élections provinciales et 4 gouvernements. D’ailleurs, si la construction n’a pas commencé d’ici 2012 alors que le PQ prendra probablement le pouvoir, tout le projet risque de capoter encore une fois. Que dire des coûts maintenant? Combien coûtera vraiment en 2012, 2018 ou 2022 un projet évalué aujourd’hui à 1,5 milliard? J’aime autant ne pas y penser. Mais on est en droit de croire que l’augmentation inévitable des coûts et les problèmes budgétaires du gouvernement dans les années à venir ne permettront jamais de terminer le projet comme prévu sur les planches à dessin. Voici une information de dernière minute: le gouvernement décréterais que le quadrilataire de l'hôpital devient "zone d'intervention spéciale" pour éviter les prochaines consultation publiques et accélérer les choses. Nous verrons ce que ça donne.

Le futur CHUM, la version québécoise du château de Cendrillon à Walt Disney World. Il était une fois une histoire inventée à laquelle personne ne croyait...

Éric Caire, le député adéquiste de La Peltrie, est devenu le premier candidat officiel à la course à la chefferie de l’ADQ. I don’t Caire!

Faites connaissance avec Gérald Gallant, un des pires tueurs à gages de l’histoire du Québec, qui a avoué 28 meurtres ici : http://lesbulles.monblogue.branchez-vous.com/





2 Commentaires :

Commentaire écrit le lundi 30 mars 2009 à 06:16:14 (lien)
fred
... je veux dire, mes petits, petits, petits enfants


Commentaire écrit le lundi 30 mars 2009 à 06:15:39 (lien)
fred
Excellent ! Mes enfants trouveront surement une garderie à 7$, je les ai mis sur la liste.


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